mardi 8 juillet 2008
The Yes Men, on adore
The Yes Men (l'équivalent du béni oui oui, en français), groupe d'Aktivits made in US, et oui, oui, ça existe là-bas, qui piègent avec virtuosité élus, gouvernants, industriels... Ils poussent jusqu'à l'absurde leurs provocations, on aime, on adore, on en redemande.
Leur site (sorry it's in english) :
Article sur Wikipédia (in french, ouf !) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Yes_Men
Nous vous proposons quelques vidéos glanées sur le oueb.
mercredi 9 juillet 2008
Une première vidéo sur les Yes Men
Les Yes Men ont encore frappé, cette fois c'est Patrick Balkany qui en fait les frais, le pauvre... les pauvres !
lundi 14 juillet 2008
Ah ça ira, ça ira, ça ira... it'll be fine !
it'll be fine ! Carol se le répète souvent. Lorsque le doute nous assaye, nous nous chantons en choeur : Ah ça ira, ça ira, ça ira, ah oui les légumes ça poussera. Ca, c'est pour faire le rapport au sous titre de notre blog.
Mais, pour la petite histoire, 14 juillet oblige, voici d'autres rapports que nous méditions ce matin en dégustant les fameux pancakes de Carol :
Benjamin Franklin, représentant du Congrès des 13 colonies d’Amérique à Paris en 1776, à qui l'on demandait des nouvelles de la guerre d'indépendance, répondait : ’"it' ll be fine", traduit en français par : ça ira, ça ira.
De la guerre d'indépendance, dont nous fêtions la fin et victoire le 4 juillet dernier, à la chanson révolutionnaire, il n'y avait qu'un pas.
Entendue la première fois en mai 1790 (mai... mais !...), elle serait l'oeuvre d'un ancien soldat chanteur des rues du nom de Ladré. Marie-Antoinette aimait, à ce qu'on raconte, jouer cet air sur son clavecin, elle le joua tant et tant, qu'elle en perdit la tête.
Texte peu ou mal connu, voici l'intégrale (il y en a eu de nombreuses variantes) de la fameuse chanson, symbole révolutionnaire :
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Le peuple en ce jour sans cesse répète,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Malgré les mutins tout réussira.
Nos ennemis confus en restent là
Et nous allons chanter « Alléluia ! »
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Quand Boileau jadis du clergé parla
Comme un prophète il a prédit cela.
En chantant ma chansonnette
Avec plaisir on dira :
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Suivant les maximes de l’évangile
Du législateur tout s’accomplira.
Celui qui s’élève on l’abaissera
Celui qui s’abaisse on l’élèvera.
Le vrai catéchisme nous instruira
Et l’affreux fanatisme s’éteindra.
Pour être à la loi docile
Tout Français s’exercera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Pierrette et Margot chantent la guinguette
Réjouissons-nous, le bon temps viendra !
Le peuple français jadis à quia,
L’aristocrate dit : « Mea culpa ! »
Le clergé regrette le bien qu'il a,
Par justice, la nation l’aura.
Par le prudent Lafayette,
Tout le monde s’apaisera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Par les flambeaux de l’auguste assemblée,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Le peuple armé toujours se gardera.
Le vrai d'avec le faux l’on connaîtra,
Le citoyen pour le bien soutiendra.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Quand l’aristocrate protestera,
Le bon citoyen au nez lui rira,
Sans avoir l’âme troublée,
Toujours le plus fort sera.
Petits comme grands sont soldats dans l’âme,
Pendant la guerre aucun ne trahira.
Avec cœur tout bon Français combattra,
S’il voit du louche, hardiment parlera.
Lafayette dit : « Vienne qui voudra ! »
Sans craindre ni feu, ni flamme,
Le Français toujours vaincra !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra.
Si on n’ les pend pas
On les rompra
Si on n’ les rompt pas
On les brûlera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Nous n’avions plus ni nobles, ni prêtres,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
L’égalité partout règnera.
L’esclave autrichien le suivra,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Et leur infernale clique
Au diable s’envolera.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates à la lanterne ;
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Les aristocrates on les pendra ;
Et quand on les aura tous pendus,
On leur fichera la pelle au c...
Et, pour ne fâcher personne, le 14 juillet, je fête personnellement en famille (bretonne et catholique, je sais, c'est un pléonasme) la merveilleuse intuition du vénéré Pie V (un des pape pie), qui en l'an de grâce 1570, par la bulle Quo Primum, instaure le rite tridentin dans la liturgie catholique. Je vous dirait un mot plus tard.
Je sais que mes voisin fêtent, aujourd'hui, la prise de Jérusalem par les premiers croisés le 14 juillet 1099. Faut pas exagérer, quand même !
Bon appétit !





