vendredi 4 juillet 2008
Qui sommes-nous ?
Nous sommes une petite famille franco-américaine, Carol, la maman, Christophe, le papa, Claire, 6 ans et Mériadec, 4 ans.
Pourquoi ce blog ?
Nous avons le projet de nous installer comme paysans pratiquant le maraîchage biologique, ce projet est né en 2007 et se concrétise aujourd'hui... (enfin, bientôt !)
Nous souhaitons partager cette aventure avec les amis et la famille qui nous ont accompagnés ces derniers mois et créer de nouveaux liens, susciter de nouvelles rencontres avec celles et ceux que ce projet intéresse.
Un peu d'humour ou de dérision, beaucoup d'infos, une dose de réflexion et une pincée de sérieux, nous comptons sur vos commentaires pour nous aider à trouver le joyeux équilibre entre tous ces ingrédients.
vendredi 11 juillet 2008
Dossier projet
Pour celles et ceux que cela ne rebute pas, voici le texte intégral (mis à jour) de présentation de notre projet d'installation en agriculture biologique tel que nous le diffusons. C'est, à cette étape, un document de travail qui sera amené à évoluer. Il est le fruit d'un travail de réflexion, de rencontres et rempli de bonnes intentions.
Et comme le proverbe Arabe le dit mieux que nous : "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer"
L'action nous attend et nous attendons l'action !
Format Word
Format PDF
mardi 15 juillet 2008
Et les légumes dans tout ça !
Vidéos, chansonnette, petits plats et bonnes manières, blablabla... et les légumes dans tout ça !
Mais d'abord, qu'est-ce qui fait pousser les légumes ?
Pour commencer, le légume il lui faut de la terre, du sol, de l'humus, du complexe argilo-humique, comme dirait l'autre, avec des minéraux, oligo-éléments... de l'eau (un peu, beaucoup, pas trop), de la lumière (beaucoup de lumière), de la chaleur (plus ou moins, mais plutôt plus).
Le légume, il est du genre capricieux, un tantinet dépendant, souvent exigeant (il voudrait tout, tout de suite : lumière, eau, chaleur, manger que du bon... ), il a ses phobies, le légume : la mouche, la rouille, le taupin, le lapin, la fumagine, l'aleurode, la limace, l'oïdium, le puceron, le mildiou, cré vindiou ! J'en passe et des meilleurs !
C'est que le légume, en général, c'est un grand fragile pas sauvage du tout, mais qui se rapelle le temps d'un été, qui l'a été (sauvage), a long, long time ago.
C'est qu'il revient de loin, du Pérou, du Mexique, de Chine ou d'ailleurs, et il a à bien fallut qu'il s'adapte pour nous plaire en toute saison. Certains ont quasiment disparu, il n'étaient plus au goût du jour (plus "rentables" disent les mauvaises langues), qui se souvient de l'arroche, du choux Daubenton ou du chervis ?
Alors, il a besoin des humains, le légume, des gens, plus exactement des agriculteurs, des maraîchers, des paysans, des qui ont un coin de terre, un lopin, avec toutes les commodité modernes : eau à tous les étages, une serre (moi bien fort, bien au chaud), bon air, bonne brise, nourriture à volonté. Il paraît même, que certains les font pousser les racines en l'air ou, plus exactement, une moitié en l'air et l'autre dans un bain de potion magique, à grand renfort de poudres de perlimpinpin, car ces légumes, ou ce qu'il en reste, sont si vulnérables qu'ils ne survivraient pas sans assistance de tout ordre. Pensez à eux si un jour on vous traite de légume (la traite du légume n'a pas encore été abolie).
La fille ou le gars qui fait le paysan, il a intérêt à ce que ça pousse, vu qu'il a intallé tout le confort, et qu'il doit, maintenant, des sous à la banque, à sa famille ou à ses potes.
Alors, avant de devenir paysan(ne), il a bien préparé son coup, ça fait logtemps qu'il en rêve, il a pensé le truc, il va à l'école des légumes, il a le diplôme, il va à des réunions ici et là, fait des visites pour voir comment que c'est chez les autres, il est malin ou il croit croit qu'il est malin, en tout cas il le fait, le malin ! Il se rassure, on peut le comprendre.
Dans ses rêves, les légumes sont heureux, il les a choisi assez costauds pour suporter le stress d'un coup de chaud, d'une mauvaise pluie, il les imagine redevenus presque sauvages, rivalisant de vitalité avec les herbes que certains nomment "mauvaises", se gavant d'une nourriture abondante et équilibrée, abritant coccinelles, distillant polens et nectares.
Quand il vient de la ville, notre pazencorpaysan(ne) cherche ce lopin de terre qui accueillera tout ça. Il va à droite (c'est de ce côté dominant que le vent souffle dans les campagnes), un peu à gauche, en Suisse partager une semaine chez les écovillageois(ses) du Clos du Doubs (il rêve communautaire), dans la Drôme quelques jours pour voir si quelque chose est possible, il téléphone, il mail avec le Cantal et les Alpes de Haute-Provence, il visite le 44, le 60, le 02... Il s'inscrit sur les répertoires à l'installation, il passe des annonces, il répond à d'autres.
Il court, il court la campagne le pazencorpaysan ! Il est passé par ici et li repassera par là ! Il court !
Un jour il croit trouver, le lendemain il sait que ça ne sera pas là, il s'obstine, il est tenace. Un autre jour, il répond à une annonce parmi tant d'autres et, cette fois, une rencontre, un début d'histoire, un espoir pointe sur l'horizon gris et pluvieux de l'hiver.
Mais il y en a du chemin à parcourir, séduire, convaincre, attendre. La terre se fait désirer, mais ce n'est pas tout, car ce pazencorecitadin, il veut de l'humain, partager, contribuer. Il vient parcequ'une lumière s'est allumée quelque part où il y a des gens qui cherchent, eux aussi, à partager. Cette partie de l'histoire, c'est presque aussi compliqué que celle des légumes et de tous leurs besoins, ça prend le temps qu'il faut.
Alors si tout va comme ça doit aller, il posera ses valises et sortira son sac de graines, retroussera ses manches et crahera dans ses mains (c'est pas que du folklore, assayez de travailler à la bêche avec les mains sèches... )
Il lui en faudra des saisons pour ressentir les mystère de cette terre promise, comprendre où il est, comment ça marche, faire profil bas en oubliant ce qu'il croyait savoir.
I have a dream, un jour les légumes pousseront !
En attendant il fait le beau (il fait aussi le bio) en racontant des histoires, des histoires qui racontent comment, un jour, on rêve (on peut aussi rêver la nuit), un jour on se dit pouquoi pas (la nuit ça réveille tout le monde), un jour on se lève en disant : "On y va !" et l'echo de répondre : "Let's go !"
(L'écho, c'est l'alter écho, vous l'aviez tous compris !)
mercredi 30 juillet 2008
La décroisance, vue par Serge Latouche
La décroissance... Mais c'est quoi ? Vidéo de Serge Latouche
Serge Latouche - La Décroissance
envoyé par planetendanger
De la peur de la décroissance, par Paul Ariès
Pour prolonger la réflexion sur la décroissance, voici une conférence de Paul Ariès sur le thème de la peur qu'elle suscite
vendredi 9 janvier 2009
Bonne année !
Pour commencer, nous souhaitons une bonne année à toutes et à tous ! Dans "2009" il y a neuf, alors quoi de neuf ?
Quelques explications sur cet arrêt, cette pause de ces derniers mois :
d'abord il y a eu ces quelques problèmes techniques (informatiques) qui en annonçaient d'autres...
Nous attendions une signature de bail (bail rural pour notre installation agricole) prévue en Ille-et-Vilaine pour l'été, nous pensions déménager pour la rentrée scolaire et démarrer notre nouvelle activité en janvier.
Ce scénario n'a pas tenu, le bail n'a pas pu être signé (refus du propriétaire, un vieux Monsieur de plus de 80 ans, attaché à son locataire actuel... ). Nous nous sommes donné un délais pour négocier une solution, nous avons du nous rendre à l'évidence que ça ne serait pas ce petit coin de Bretagne qui deviendrait notre terre d'accueil.
Nous avions engagé de nombreuses démarches administratives, techniques, mobilisé des réseaux, des personnes, nous avions fait un bout de chemin avec la famille avec laquelle nous pensions nous associer.
Déception, tristesse, un poil de résignation.
Mettre à jour ce blog perdait de son sens. Déjà, le fait d'être dans l'attente de réponses nous faisait poster de quoi "grignoter" en attendant un hypothétique plat de résistance, l'objectif s'éloignant, nous ne pouvions donner suite.
Alors désolé pour cette longue parenthèse, il en va ainsi des projets et de leurs aléas.
Et puis, par les "réseau", une petite annonce arrive sur notre messagerie :

"A louer ferme : maisons, grange-étable, 6 ha d'un seul tenant - moyenne Corrèze - conviendrait pour élavage caprin, maraîchage bio."
Aller-retour de courriels, d'échanges téléphoniques, une petite semaine passée là-bas et... Le coup de foudre !
La promesse de bail vient d'arriver ce midi... Au boulot !
Nous projetons une installation dès le printemps prochain, avec une année de mise en place de notre futur "outil de travail".
Dans 2009 il y aura donc du neuf et pour jouer encore un peu avec les chiffres, la Corrèze c'est le 19, que du 9, que du neuf !
La ferme ! (j'ai pas dit de la boucler !)
La ferme se nome : La Vialle Neuve. Neuve, vous avez dit neuve...
En fait de neuve, le mot vialle dériverait du mot villae, implantation gallo-romaine à vocation agricole. Elle a tété neuve, certes, mais ça ne date pas d'hier !
La Vialle Neuve est implantée sur 6 ha entre 500 et 580 m d’altitude.
Le bâti est composé d’une maison d’habitation, d’un poulailler, d’un four à pain et de deux granges. L’architecture est
traditionnelle, en granit, couverte d’ardoises et s’intègre parfaitement dans le
paysage. Plusieurs bâtiments demanderont à terme des travaux pour leur
redonner l’usage et l’esthétique qu’ils méritent. Pas un poil de béton
ne "pollue" le lieu, c'est exceptionnel sur un site agricole !
Les 6 ha sont regroupés autour des bâtiments. Durant les dernières années, les terres ont servies de pâtures aux vaches limousines (race de vache locale à la robe noire, au corps très allongé, permettant le transport de princes, princesses et autre stars du cru. Les regrettés Jacques et, Bernie, sa moitié n'habitent pas loin... ) et aux chèvres (aucun rapport avec Bernie !).

La ferme a servi à la production de fromage de chèvre durant les dix dernières années. Pour cette activité, un laboratoire (transformation du lait) a été aménagé dans la maison.
La ferme s’étage sur un dénivelé de 80 m. sur une combe en forme de « Y ». Les bâtiments se situent sur la partie haute sur une terrasse surplombant l’intersection des deux branches de la combe. Les traces de plusieurs terrasses se laissent deviner. L’orientation des pentes et terrasses se décline du sud-sud-est au nord-ouest. L'ensoleillement est excellent sur les partie hautes, ainsi que sur la terrasse où se trouve la maison, exposée au sud.
La Vialle Neuve est entourée de bois à l’ouest, au sud et à l’est, géré par un groupement forestier communal, cet environnement protège des vents dominants et assure des zones de régulation avec les autres zones agricoles. Ces bois se composent essentiellement de chêne, de hêtre et de châtaigner (une des ressources alimentaires locales). A proximité de la maison, on trouve un grand tilleul ainsi qu’un noyer.
Au nord, la ferme est bordée par une route départementale. Un ancien virage de cette route permet d’accéder de plein pied à une grange et d’emprunter le chemin goudronné qui mène aux autres bâtiments.
Cet espace très vaste, dégagé et accessible, permettra le stationnement de véhicules, évitant, ainsi, qu'ils ne descendent vers les bâtiments et ne troublent la tranquilité du lieu.
L’eau est présente sous la forme de deux sources : l’une alimentant un petit ruisseau qui parcourt la combe, l’autre se situe dans la partie basse de la ferme.
Un système de phyto-épuration a été installé pour filtrer toutes les eaux rejetées par la maison et le laboratoire.
Des panneaux solaires alimentent le chauffage de l’eau. Les aménagements sont conçus en matériaux écologiques.
La qualité et l’importance (surface au sol) du patrimoine bâti permettent à notre projet d’intégrer des activités diversifiées, en particulier, de valoriser l’accueil sur la ferme.
Cette ferme offre les caractéristiques d’un ensemble cohérent devant permettre le développement des activités conformes à nos souhaits en y assurant à terme une grande part de l’autosuffisance essentielle à un système vivant, équilibré, autonome et durable.
Le paysage est splendide, la vue dégagée, l'horizon lointain.
Tout cela se situe sur le fameux plateau de Millevaches sur la zone du PNR (Parc Naturel Régional) du même nom, sur le versant sud du massif des monédières qui culminent, au Puy de Monédière, à 919 m.
Nous mettrons en ligne de nouvelles photos au retour de notre prochain séjour fin février, début mars.
Alors ?
samedi 10 janvier 2009
De l'humain, de l'humain, de l'humain !
Comme un slogan, comme un appel, nous en voulons, nous en vibrons, nous en vivons.
Le facteur clef de la réussite de notre projet réside dans la qualité des relations humaines sur notre future terre d'accueil.
Depuis notre rencontre avec les personnes impliquées dans la vie et
l’avenir de ce lieu, nous avons perçu que nos propositions répondaient
à leurs attentes : projet de vie, agriculture biologique, accueil à la
ferme, valorisation et transmission de savoir faire, implication dans
la vie locale, solidarité, partage.
Il apparait qu’une communauté de valeurs se dessine et permet à notre
projet et aux projets de territoire, de se nourrir, de se complémenter
et de s’enrichir.
Nous y avons fait de belles rencontres, avec de belles personnes. Il
est là aussi et surtout ce "coup de foudre" que nous avons éprouvé.
Nous avons hâte de retrouver ce chemin qui s'esquisse et de le
partager, pour un bout, avec toutes ces personnes, en rencontrer de
nouvelles, contribuer à vivifier cette petite communauté déjà si
vivante !
mardi 10 mars 2009
Départ pour la Corrèze !
Fin février, nous avons séjourné à Meyrignac-l'Eglise pour avancer dans notre projet. Notre désir de nous installer sur cette belle terre s'est confirmé. Le chemin qui mène à l'installation se dessine maintenant à l'horizon du printemps prochain, en espérant démarer l'activité agricole dans de bonnes conditions début 2010.
Quelques photos supplémentaires de la ferme sont dans un album dédié à la Corrèze :
http://mangeonsnosoucis.canalblog.com/albums/correze/index.html





